Municipales : en Seine-Saint-Denis, amours et petites haines de la gauche

Guerre des gauches, luttes intestines, renversement d’alliance… Socialistes, écologistes, insoumis et communistes se positionnent dans ce terreau électoral pour la gauche.

Lucas Sarafian  • 13 février 2026 abonné·es
Municipales : en Seine-Saint-Denis, amours et petites haines de la gauche
Le militant français anti-drogue Amine Kessaci (à droite) avec Mathieu Hanotin, maire de Saint-Denis et candidat à sa réélection, à Saint-Denis, au nord de Paris, le 1er février 2026. L'édile affrontera une coalition LFI-PCF sur cette terre historique du communisme municipal.
© Alain JOCARD / AFP

Un test grandeur nature. En Seine-Saint-Denis, département le plus pauvre de France métropolitaine, terre de gauche historique et berceau du communisme municipal, socialistes, écologistes, insoumis et communistes ont de grandes ambitions. Mais ils sont très loin de vouloir accorder leurs violons. Au contraire. Dans une ville, certains partis s’allient. Quelques kilomètres plus loin, les ambitions prennent le pas et ils n’hésitent pas à se livrer bataille. Dans le 93, les grandes chapelles de la gauche française veulent parfois se compter, gagner en influence et voir ce que pèsent leurs alliances. Après tout, la présidentielle n’est jamais très loin.

Les hostilités ont commencé début décembre. La France insoumise (LFI)

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