Hafed Benotman*, Fresnes (libéré en mai 2007)
dans l’hebdo N° 1084 Acheter ce numéro
S’il y a bien une chose sur laquelle il faut insister, c’est la question de la sexualité. Les unités de visites familiales, les UVF, donnent la possibilité d’être en famille, durant quelques heures, dans un studio aménagé. Ces unités existent dans les centres de détention. Il en existe 7 en France, sur 190 établissements, aucune en maison d’arrêt, alors qu’on y est en tant que prévenu ou pour de courtes peines. Or, tous les spécialistes, tous les sociologues s’accordent à dire que les couples se séparent dans les deux premières années d’incarcération. Durant ce temps, les familles craquent. Quand la condamnation est tombée, qu’on arrive en centre de détention, c’est déjà trop tard. La sexualité en prison se résume essentiellement à une affaire d’onanisme.
Quand il y a viol, c’est seulement un fait divers, comme à l’extérieur de la prison. Pas plus fréquent dedans que dehors. Mais,
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