L’éternel visiteur

Denis Sieffert  • 15 avril 2010 abonné·es

C’est un vieux monsieur de 87 ans qui est arrivé mardi à Paris. Toujours empreint d’une certaine raideur, le visage figé dans une sorte de rictus difficile à interpréter, pas vraiment un sourire, plutôt l’expression d’une certaine perplexité. Combien de fois a-t-il fait le voyage, Shimon Peres ? Il raconte dans son autobiographie qu’en 1954 un premier rendez-vous avec Paul Reynaud, alors vice-président du Conseil, aboutit à la livraison par la France de pièces de longue portée pour l’artillerie israélienne. En soit, ce souvenir illustre l’ambiguïté de l’actuel président de l’État d’Israël. Son nom n’est jamais prononcé dans nos gazettes sans qu’il y soit accolé les mots « homme de paix », et il n’est jamais venu en France que pour obtenir les

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)

Une analyse au cordeau, et toujours pédagogique, des grandes questions internationales et politiques qui font l’actualité.

Temps de lecture : 4 minutes