Conjurer l’apartheid écologique

Jean Gadrey  • 20 mai 2010 abonné·es

Parmi les scénarios à hauts risques liés à la crise écologique et sociale, le plus probable n’est pas celui de l’extinction de l’espèce humaine en cas d’emballement monstrueux de la machine climatique. C’est celui que Benjamin Dessus nomme « l’arche de Noé de l’apartheid climatique ». Confrontés à la marée humaine des réfugiés climatiques, des réfugiés de la pénurie d’eau et de terres, des réfugiés de la misère, les plus riches chercheraient, police et forces armées à l’appui, à se préserver un espace écologique de qualité là où c’est possible, en s’entourant de murs de toutes sortes.

Improbable ? Peut-être, sauf que cela existe

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Temps de lecture : 4 minutes