Comment la finance a dépecé Accor
Le groupe Accor s’est scindé le 29 juin : hôtellerie d’un côté, services de l’autre. Une opération juteuse pour les actionnaires, mais défavorable aux salariés.
dans l’hebdo N° 1111 Acheter ce numéro

Les syndicalistes CGT d’Accor parlent d’un « véritable démantèlement » de leur groupe depuis que la scission de celui-ci a été votée par les actionnaires, le 29 juin. Ce fleuron du CAC 40, premier groupe hôtelier européen, avec plus de 4 000 hôtels dans le monde et plus de 150 000 salariés, a décidé de se « recentrer sur son cœur d’activités » et surtout de satisfaire les exigences d’un capitalisme financier roi. « Ce n’est pas pour le bien de l’entreprise que le groupe est divisé en deux, mais seulement pour gagner de l’argent en Bourse », estime Ange Romiti, secrétaire général de la fédération des services de la CGT. Les actionnaires ont en effet majoritairement décidé que le groupe devait se séparer de ses activités de service, Ticket Restaurant compris. Celles-ci sont désormais cotées en Bourse au sein d’une nouvelle entreprise, Edenred. Cette opération très symbolique a