Papiers, la quête infernale
Associations et élus de Seine-Saint-Denis se mobilisent pour réclamer au nouveau préfet une amélioration des conditions d’accueil des étrangers. Reportage à Bobigny.
dans l’hebdo N° 1120 Acheter ce numéro

Bobigny, préfecture de la Seine-Saint-Denis, 7 heures. Ils sont déjà des centaines à attendre dans plusieurs files, dans la fraîcheur matinale de septembre. Eux, ce sont des immigrés, en attente d’un premier titre de séjour ou d’un renouvellement. Les premiers, pour être sûrs de pouvoir entrer, sont arrivés la veille dès 22 h 30 et ont tenté de dormir à même le sol. Car il n’y a pas tous les jours des tickets pour tous, assurant d’être entendu à un guichet. Il y a là des mamans avec leur bébé, des étudiants, des salariés qui espèrent encore pouvoir ne pas arriver trop tard sur leur lieu de travail. Cette situation est désormais pathologiquement normale à Bobigny. Pour dénoncer ce qu’elles qualifient d’ « indignité » , dans l’accueil mais aussi le traitement des dossiers, dix-huit associations ont lancé un appel à venir accompagner les demandeurs en ce mardi matin, le 21 septembre, dès l’aube. Pour les soutenir, partager ce moment et aussi tenter de se faire entendre du nouveau préfet. Car, ces