« Un risque d’impérialisme »

La philosophe Virginie Maris* analyse l’évolution du discours sur la protection de la nature, et pointe une vision anthropocentrique et occidentale du milieu.

Noëlle Guillon  • 14 octobre 2010 abonné·es

Politis : Le terme de biodiversité est assez récent, que révèle ce glissement lexical par rapport à la notion de nature ?

Virginie Maris I Jusque dans les années 1980, on parle de « protection de la nature ». Beaucoup de choses sont visées sous cette bannière : les ressources naturelles, la nature sauvage. En 1986, naît le terme de « biodiversité ». Progressivement, on parle de « conservation de la biodiversité ». Une véritable gouvernance internationale émerge avec la rédaction de la Convention sur la diversité biologique (CDB), signée au sommet de la Terre de Rio en 1992. Dans la CDB, du moins au niveau des discours, on prône une approche très pluraliste des

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Temps de lecture : 4 minutes