Et si la Grèce faisait faillite…
L’État grec risque de se déclarer en défaut de paiement dans les semaines qui viennent. Quelles seraient les conséquences d’une telle situation pour la zone euro ? Des perspectives sombres… et quelques issues de secours.
dans l’hebdo N° 1169 Acheter ce numéro

La « faillite » de la Grèce signifie que le pays est dans l’incapacité d’honorer le remboursement de sa dette. Cette situation est désormais admise par les dirigeants européens. Un dispositif de gestion de la dette grecque a été mis en place par l’Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI) dès mai 2010. Il a été revu depuis. Ce dispositif, dont l’objectif premier était de rassurer les marchés financiers, a échoué. La dette publique grecque explose -- quelque 350 milliards d’euros --, et le pays ne parvient pas à la rembourser. La Grèce doit donc faire face à un défaut de paiement.
Cette situation remonte « à décembre 2009, lorsque les marchés ont spéculé contre la dette grecque après sa “mise sous surveillance” par les agences de notation », explique l’économiste Dominique Plihon. Et lors d’un conseil européen, en novembre 2010, l’éventualité d’une restructuration de la dette d’un pays en difficulté est admise.
« La crise que nous traversons est la poursuite de la crise du modèle néolibéral. Elle trouve sa source dans la déflation salariale au profit des actionnaires, explique Pierre