Le Théâtre du voyageur poussé vers la sortie

Depuis 2002, le Théâtre du voyageur loue à Réseau ferré de France un local dans le bâtiment historique de la gare d’Asnières-sur-Seine. L'équipe vient d’apprendre qu’elle devra quitter les lieux le 31 mars prochain pour laisser place à l’installation d’un « Point information voyageur ».

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  « Quand on est arrivé, l’espace était à l’abandon. On en a fait un théâtre » , raconte Chantal Mélior, responsable du Théâtre du voyageur et locataire d'un espace de six cents mètres carrés en pleine gare d’Asnières-sur-Seine appartenant à Réseau ferré de France (RFF). Depuis fin octobre 2011, Chantal et sa troupe sont enjointes par la société Adyal, mandatrice de RFF, de quitter leur lieu de résidence à la fin du mois de mars prochain. 

Pour maintenir sa présence dans les locaux, une convention est signée chaque année. Celle de 2010-2011 étant arrivée à échéance en mars dernier, une nouvelle convention aurait dû logiquement être renouvelée. Le Théâtre du voyageur en faisait la demande depuis six mois. Mais au lieu de cela, Réseau ferré de France exige qu’il quitte les lieux pour y installer un « PIVIF » (Point information voyageur d’Ile-de-France), sorte de tour de contrôle informatisée pour aider et orienter les voyageurs. Une « situation pénible » , qui menace « la pérennité du théâtre » pour Chantal Mélior. 

Cette décision a été prise sans qu’aucune discussion ne soit engagée avec l’équipe du théâtre qui ne sait pas où elle pourra trouver un lieu de remplacement en si peu de temps, ne serait-ce que pour terminer sa saison. «  La décision a été prise en haut lieu sans même que l’on soit au courant de notre existence. Il y a certainement des possibilités qui n’ont pas été envisagées » , estime-t-on dans les rangs du théâtre. Comme, par exemple, permettre une cohabitation avec le Point infomation voyageur qui n’a besoin que de deux cent mètres carrés sur les six cent disponibles pour son installation. 

« On m’a dit que la SNCF agit pour le bien général. Faire du théâtre agit aussi pour le bien général » , défend Chantal Mélior qui se réjouit des soutiens politiques qu’elle a pu recevoir en cette période électorale : « J’espère qu’ils continueront à s’investir par la suite » .


Photo : DR

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