Assad ne lâche rien

La « proposition politique » du Président n’avait guère de chances d’aboutir alors que le régime, aux abois, intensifie la répression.

Nina Bontemps-Terry  • 10 janvier 2013 abonné·es

Après sept mois de silence, Bachar al-Assad est donc reparu ce dimanche, et de la façon la plus théâtrale, puisqu’il s’est exprimé depuis la scène de l’opéra de Damas, devant un parterre entièrement acquis à sa cause. Sur le fond, la «  solution politique  » préconisée par le président syrien ne pouvait guère satisfaire l’opposition, toujours assimilée à des « terroristes » venus de l’étranger, puisqu’elle supposait son propre maintien au pouvoir. Or, l’opposition fait de son départ une condition sine qua non de la paix. Le plan a aussitôt été condamné par la Grande-Bretagne, qui l’estime «  au-delà de l’hypocrisie  », par l’Allemagne, qui n’y voit «  aucune nouvelle prise de conscience  », et par les États-Unis, qui le jugent «  déconnecté de la réalité ». Seul l’Iran l’a approuvé. On sait que Téhéran est très soucieux de conserver un allié stratégique dans la région.

Si on laisse de côté l’hostilité des pays occidentaux, dont les prises de position ne sont évidemment pas

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