Un climat nauséabond

Les soutiens du Syndicat de la magistrature ont reçu des menaces.

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L’affaire du « mur des cons », sortie par le site droitier atlantico.fr grâce aux « bons soins » du journaliste de France 3 Clément Weill-Raynal, n’en finit pas de connaître d’inquiétants rebondissements. Toute la semaine dernière, des menaces en provenance des milieux d’extrême droite n’ont cessé de viser journalistes et syndicalistes ayant exprimé leur soutien au Syndicat de la magistrature (SM).

Sans même que leurs émetteurs ne prennent la peine de masquer leurs adresses e-mail et leurs numéros de portable… Durant deux jours, le SM a ainsi dû suspendre ses lignes de téléphone, assaillies d’appels insultants. Les menaces ont redoublé quand le site d’extrême droite euro-reconquista.com a mis en ligne les noms (et parfois même les numéros de téléphone) du secrétaire général, Anthony Bellanger, et de tous les membres de la direction du SNJ, qui avait dénoncé « l’utilisation d’images volées dans un lieu privé ». Mais aussi d’Emmanuel Vire, secrétaire général du SNJ-CGT, dont la section à France Télévisions a obtenu la convocation de Clément Weill-Raynal devant un Conseil de discipline. À tel point que le SNJ-CGT a saisi le procureur de la République.

Ce climat nauséabond s’expliquerait par la volonté de ces activistes, déjà très en verve contre le mariage pour tous, de soutenir Clément Weill-Raynal et de dénoncer « la racaille merdiatique  [qui] soutient la racaille magistrate » (sic).


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