Extrême-droite : La dissolution fait débat
Après l’agression mortelle de Clément Méric, le gouvernement envisage d’interdire des mouvements d’extrême droite.
dans l’hebdo N° 1257 Acheter ce numéro
Au Sénat, Jean-Marc Ayrault avait promis de « tailler en pièces de façon démocratique, sur la base du droit, [les] mouvements d’inspiration fasciste et néonazie ». Sitôt acquise la certitude que Clément Méric, militant antifasciste de 19 ans, avait bien succombé aux coups que lui avaient portés des skinheads proches des Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR), le Premier ministre a demandé sans attendre au ministre de l’Intérieur d’engager une procédure visant à dissoudre ce mouvement. Le gouvernement se fonde sur l’article L212-1 du code de la sécurité intérieure, qui permet de dissoudre par décret en conseil des ministres des associations ou des « groupements de fait » qui « provoquent à des