Les proches de Clément Méric se réunissent dans une vive émotion

Une foule très émue s’est recueillie jeudi en fin d’après-midi sur les lieux de l’agression mortelle du jeune militant antiraciste.

Erwan Manac'h  • 6 juin 2013
Partager :
Les proches de Clément Méric se réunissent dans une vive émotion
© Photos : E. Manac'h

Pas de long discours, très peu de slogans : vingt-quatre heures après l’agression mortelle du jeune Clément Méric par des militants d’extrême droite, une foule compacte s’est réunie sur les lieux, rue Caumartin dans le 9e arrondissement de Paris.

Dans une grande sobriété, les militants du groupe Action antifasciste Paris-Banlieue, avec qui le jeune homme militait, se sont tenus en cercle pendant près d’une heure. Aux applaudissements ont succédé de longues minutes de silence. 

« Clément… Clément… Antifa! »

Après une brève prise de parole, ils se sont assis autour des quelques fleurs déposées sur le sol. Puis, debout, le poing levé, ils ont repris des slogans antiracistes.

Aucun mot d’ordre politique n’est admis dans le rassemblement. « Baissez vos pancartes », crie même un homme en pointant un écriteau « Valls complice ». « Pas de récupération. Dignité bordel !», lance un second.

Après le départ des militants d’Action antifasciste, une foule encore nombreuse est restée autour du coin de trottoir où le jeune homme s’est écroulé mercredi en fin d’après midi. Peu avant 18 h, un cortège improvisé prenait la direction de Saint-Michel, au cœur de Paris, où un second rassemblement était organisé. 

Lire > Les rassemblements en mémoire de Clément Méric

Lire > Pour Clément Méric, les étudiants de Sciences Po se sont rassemblés

Illustration - Les proches de Clément Méric se réunissent dans une vive émotion

Politique
Temps de lecture : 1 minute
Soutenez Politis, faites un don.

Chaque jour, Politis donne une voix à celles et ceux qui ne l’ont pas, pour favoriser des prises de conscience politiques et le débat d’idées, par ses enquêtes, reportages et analyses. Parce que chez Politis, on pense que l’émancipation de chacun·e et la vitalité de notre démocratie dépendent (aussi) d’une information libre et indépendante.

Faire Un Don

Pour aller plus loin…

« Le PS doit retrouver une colonne vertébrale pour peser à gauche »
Entretien 3 avril 2026 abonné·es

« Le PS doit retrouver une colonne vertébrale pour peser à gauche »

Poitiers, Vaulx-en-Velin, Bègles… Trois gauches, trois défaites. Dans ce dossier spécial, les candidats perdants analysent leur échec et en tirent les leçons. Ici, la socialiste et maire sortante Hélène Geoffroy critique la stratégie d’opposition de la France insoumise, et regrette que le PS n’ait « rien produit » dans l’opposition face à Emmanuel Macron.
Par Alix Garcia
« On a été pris au piège de tirs croisés entre Place publique, le PS et LFI »
Entretien 3 avril 2026 abonné·es

« On a été pris au piège de tirs croisés entre Place publique, le PS et LFI »

Poitiers, Vaulx-en-Velin, Bègles… Trois gauches, trois défaites. Dans ce dossier spécial, les candidats perdants analysent leur échec et en tirent les leçons. Ici, Léonore Moncond’Huy, maire écologiste élue en 2020, critique le climat de division à gauche.
Par Vanina Delmas et Lucas Sarafian
La gauche sur le divan : trois défaites, une impasse
Parti pris 3 avril 2026

La gauche sur le divan : trois défaites, une impasse

À un an de la présidentielle, la gauche donne le spectacle paradoxal d’un camp qui analyse ses défaites en ordre dispersé. Insoumis, écologistes, socialistes : chacun raconte son échec, pointe les fautes des autres, et défend sa ligne sans jamais vraiment trancher la question centrale : comment gagner ensemble ?
Par Pierre Jacquemain
« On passe plus de temps à taper sur le PS que sur la droite et l’extrême droite »
Entretien 2 avril 2026 abonné·es

« On passe plus de temps à taper sur le PS que sur la droite et l’extrême droite »

Poitiers, Vaulx-en-Velin, Bègles… Trois gauches, trois défaites. Dans ce dossier spécial, les candidats perdants analysent leur échec et en tirent les leçons. Ici, Loïc Prud’homme, député insoumis de Gironde et candidat à Bègles, prend ses distances avec son mouvement.
Par Lucas Sarafian