Pascal Terrasse, symptôme de la droitisation sans fin du PS

Michel Soudais  • 29 novembre 2013 abonné·es

Le député socialiste de l'Ardèche Pascal Terrasse livrait hier dans Le Figaro un entretien particulièrement éclairant sur la fuite en avant dans laquelle est engagée la majeure partie des dirigeants socialistes. Son propos ? Le titre de cette interview, qui a fait la une du quotidien de Serge Dassault, le résume :

« Le temps de l'union nationale est venu en France »

On dirait du Bayrou, mais ce n'en est pas. Pascal Terrasse est le secrétaire national à la protection sociale du PS. Et, dans cet entretien, il explique que « l'austérité s'impose désormais à nous par des formes plus ou moins autoritaires » . Le mot étant négativement connoté, il suggère de « passer de l'austérité à la sobriété » . Jean-Marc Ayrault, qui a toujours dit qu'il ne serait jamais le Premier ministre de l'austérité, pourrait ainsi sans se dédire conduire une politique d'austérité rebaptisée « sobriété ». La sobriété, ça sonne écolo, c'est donc tout indiqué pour rendre l'austérité acceptable. Ce qui est le but de Pascal Terrasse, lequel affirme que la sobriété « n'a de sens que si elle est volontaire » . Comme la servitude.

Sur le chômage, « il est temps d'envisager des solutions nouvelles, comme celles qui ont permis à l'Allemagne de se redresser » , affirme Pascal Terrasse. Et le secrétaire national à la protection sociale du

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