Centrafrique : Quel rôle pour la mission française ?

Cet article est en accès libre. Pour rester fidèle à ses valeurs, votre journal a fait le choix de ne pas se financer avec la publicité. C’est la seule garantie d’une information véritablement indépendante. Ce choix a un coût, aussi, pour contribuer et soutenir notre indépendance : achetez Politis, abonnez-vous.


Les premiers avions militaires sont donc arrivés le 28 novembre à Bangui, en Centrafrique, où la France entend déployer 1 000 soldats. Il s’agit certes de trouver une solution à la fois humanitaire et sécuritaire dans un territoire instable depuis plusieurs années. Mais on peut s’interroger sur le rôle que vont jouer les militaires français dans un chaos opposant la Séléka – un regroupement de rebelles, de mercenaires étrangers et de brigands – aux populations civiles. Les ONG ont déjà dénoncé les nombreuses exactions commises par la Séléka, tandis que se profile le spectre d’un conflit religieux entre les membres d’une coalition hétéroclite, pour la plupart musulmans, et une population à 80 % chrétienne. Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, a évoqué le devoir de « reconstruire un pays qui n’existe plus ». En attendant, la mission française ne sera définie qu’après l’adoption d’une résolution de l’ONU, prévue le 5 décembre.


Haut de page

Voir aussi

Articles récents

Campagne d’appel à dons

Appel à dons : Politis a besoin de vous !
Consultez la page dédiée à la campagne

YesYes se tient plus que jamais à votre service !

Souhaitez-vous recevoir les notifications de la rédaction de Politis ?

Ces notifications peuvent être facilement desactivées par la suite dans votre navigateur.