Fralib : l’avenir en coopérative
Depuis trois ans, les salariés de Fralib luttent pour relancer la production de thés et d’infusions sur le site de Gémenos. Leur projet est jugé viable, mais le groupe Unilever s’obstine à le contrecarrer.
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Dans la zone d’activité de la plaine de Joucques, à Gémenos (Bouches-du-Rhône), les vastes bâtiments du site de la Française d’alimentation et de boissons (Fralib) en imposent. La plateforme de conditionnement de thés et d’infusions, capable de produire pour l’Europe entière, a pourtant été abandonnée par le groupe agroalimentaire anglo-néerlandais Unilever. Les locaux sont presque aussi impressionnants que ceux, juste en face, de Gemalto, leader mondial de la sécurité numérique. Le site de Fralib est surtout repérable par les bombages « Fralib à Gémenos », « Fralib vivra. Non à la fermeture », et par le grand logo de la célèbre marque Éléphant. Près de l’accès réservé aux visiteurs, un panneau avec l’inscription Unilever et une flèche orientée vers le fond d’un bidet posé à même le sol donne le ton de la lutte des salariés. Plus loin, les murs du local administratif sont recouverts de portraits du Che et de slogans. La mobilisation sociale n’a pas faibli depuis 2010, lorsque la multinationale de l’agroalimentaire Unilever a annoncé la fermeture du site de Gémenos et la suppression des 182 emplois. Les salariés exigent aujourd’hui que la multinationale participe
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