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Les 17 milliards de CFA d’Areva au Niger ont bien payé l’avion présidentiel !

Dans le procès qui l'oppose à Areva (vendredi 20 décembre), Stéphane Lhomme, de l'Observatoire du nucléaire, divulgue un document prouvant que l'argent donné par l'industriel au Niger a bien servi à acheter l'avion présidentiel.

Vendredi 20 décembre, Stéphane Lhomme se présente devant la justice, accusé de diffamation par Areva. En décembre 2012, le directeur de l’Observatoire du nucléaire avait commenté un don de 25 millions d’euros (environ 17 milliards de francs CFA) effectué par le géant du nucléaire français au budget 2013 du Niger, dénonçant « une manœuvre de corruption, probablement sur le plan légal et assurément sur le plan moral ».

Démenti formel d'Areva, dans un premier temps. Puis l'industriel avait bien dû reconnaître qu’une somme avait été versée puisque Massaoudou Hassoumi, directeur de cabinet du président nigérien, crachait le morceau début janvier 2013. Il s’agissait même d’une somme de 35 millions d’euros étalée sur trois ans, expliquait-il, en dédommagement de l’ajournement par Areva de l'ouverture de la mine d'uranium prévue à Imouraren, occasionnant un manque à gagner important pour le Niger, très dépendant des revenus de l’uranium.

Lire > Niger : derrière les otages, la manne de l’uranium

Mars 2013 : Areva, qui ne se démonte pas pour autant, reconnaît finalement le versement, mais allègue qu’il s’agissait de sécuriser les mines d’uranium. Merci à l’intervention militaire française au Mali, intervenue entre-temps, qui autorise un tel rétropédalage à l’industriel, laissant supposer le pressentiment que les choses allaient tourner au vinaigre.

Stéphane Lhomme tire une nouvelle cartouche

Sauf qu’à l’appui de ses déclarations, Stéphane Lhomme a mis en ligne les minutes confidentielles d’une réunion au plus haut niveau entre le directeur de cabinet du président nigérien et trois cadres dirigeants d'Areva. Ce document daté du 13 novembre 2012, dont l’authenticité n’a été contestée par personne à ce jour, expose l’accord conduisant à l’attribution du don de 35 millions d'euros, justifié en partie par le différend d’Imouraren.

Et mardi 17 décembre, à trois jours du procès, Stéphane Lhomme tire une nouvelle cartouche : il divulgue une note compilant des amendements au budget 2013 du Niger, remise le 29 novembre 2012 par le ministère des Finances aux parlementaires qui débattent de la loi de finances. Elle comporte un tableau où figure explicitement l’affectation de l’« aide budgétaire Areva » à l’acquisition d’un avion de reconnaissance (7 milliards de CFA) et de l’avion présidentiel (10 milliards de CFA).

PS : le 18 décembre, nouvelle pièce fournie par Stéphane Lhomme sur le site de l'Observatoire du nucléaire, un enregistrement audio daté du 4 décembre 2013 où le don Areva est présenté aux députés nigériens qui débattent du projet de loi de finance 2913. À écouter à partir de la 24ème minute.

Niamey, 25 mai 2013 : le président du directoire d'Areva, Luc Oursel, salue Mahamadou Issoufou, le président nigérien. - STRINGER / AFP


Photo : CHARLY TRIBALLEAU / AFP

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