Soigne ta gauche, « Libé » !

La crise du quotidien a eu le mérite d’ouvrir un débat avec les lecteurs sur les valeurs du titre. Des réactions parfois rudes mais constructives.

Jean-Claude Renard  • 20 février 2014 abonné·es

Faut reconnaître que le mariage était mal embarqué. Trois mois après son arrivée à la tête de Libération, en mars 2011, Nicolas Demorand essuyait déjà une motion de défiance (il en recevra quatre en trois ans). À la fin de cette même année, il recevait une lettre du personnel s’estimant « dépossédé du journal », soulignant « l’attitude autoritaire et arrogante de la direction ». La rédaction dénonçait « des unes racoleuses », un traitement éditorial semblant « inféoder le journal au PS » et « la mise à l’écart de continents entiers du journal, comme le social, l’environnement, l’immigration » .

Entre la direction et le personnel, le fossé était déjà creusé. En novembre 2013, exigeant un vrai projet rédactionnel,

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Médias
Temps de lecture : 4 minutes