La gauche et l’Ukraine

En dénonçant les « putschistes » de Kiev, Jean-Luc Mélenchon a créé un début de polémique.

Denis Sieffert  • 5 mars 2014 abonné·es

Depuis Toulouse, où il manifestait samedi contre le « pacte de responsabilité », Jean-Luc Mélenchon a commenté les événements d’Ukraine. On peut à la rigueur le suivre sur le caractère « absolument prévisible » de la réaction russe en Crimée. Mais beaucoup plus difficilement quand il emprunte au vocabulaire de Poutine pour qualifier de « putschiste et aventurier » le nouveau pouvoir ukrainien. C’est effacer la force du mouvement populaire, et c’est oublier que ce pouvoir n’a fait que remplir le vide laissé par la chute d’un homme, Viktor Ianoukovitch, qui venait de faire tirer sur la foule.

Aurait-il été préférable de s’accommoder de ce personnage corrompu et criminel ? On a du mal aussi à suivre le raisonnement du coprésident du Parti de gauche, soudain laudateur de la « nation russe », lorsqu’il dénonce les « provocations de l’Otan et des

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Monde
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