Égypte : Le sacre annoncé du maréchal

L’élection présidentielle n’avait guère d’autre sens que d’asseoir la légitimité du maréchal Abdel Fattah al-Sissi.

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L’élection présidentielle égyptienne, qui se déroulait lundi et mardi, n’avait guère d’autre sens que d’asseoir la légitimité du maréchal Abdel Fattah al-Sissi dans une parodie de démocratie. Après trois ans de marasme économique et de violences, l’ancien chef des armées qui a destitué Mohamed Morsi incarne pour de nombreux Égyptiens un retour à la stabilité, mais aussi à la dictature. Durant toute la campagne, il s’est présenté en « sauveur de la nation ». Son unique rival, Hamdeen Sabbahi, classé à gauche, ne faisait pas le poids. Aussi, l’enjeu du scrutin n’était pas tant de savoir quel nom sortirait des urnes mais avec quel taux de participation. Les Frères musulmans avaient appelé au boycott. Depuis le coup d’État de juillet 2013, al-Sissi a lancé une sanglante répression contre les pro-Morsi. Plus de 40 000 personnes ont été arrêtées.


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