Un pays qui glisse vers le fascisme
Militant anticolonial israélien, Michel Warschawski lance ici un cri d’alarme sur l’évolution d’une société violente et raciste. Capable d’agresser physiquement les défenseurs des droits humains.
dans l’hebdo N° 1316 Acheter ce numéro

Sur le site du Centre d’information alternative (Alternativenews.org), j’écrivais récemment : « Gaza se relèvera de ses cendres, mais Israël retrouvera-t-il jamais un minimum de normalité ? » Car, en fait, nous sommes confrontés à deux conflits. D’une part, l’agression meurtrière d’Israël (de grâce, cessons de parler de guerre !) contre la population de Gaza, et, de l’autre, un profond conflit interne à la société israélienne, qui, à terme, décidera de son avenir – ou non – au cœur du Moyen-Orient. Certes, depuis les premiers bombardements de Gaza, il y a un consensus israélien fort : personne, hormis quelques milliers qu’on appellerait en France « l’extrême gauche », ne s’est opposé au massacre. La raison essentielle de ce silence complice, c’est de quoi Gaza est le nom. Pour la grande majorité des Israéliens, Gaza n’est ni un lieu ni une population, mais une chose, une menace, une bombe de destruction massive qu’il faut neutraliser à n’importe quel prix. Et le prix est en effet gigantesque. Gaza,
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