Grèce : « Deuxième chance » pour Tsipras
À Athènes, les réactions contradictoires au soir de la victoire de Syriza traduisaient la complexité de la situation. Correspondance, Angélique Kourounis.
dans l’hebdo N° 1370 Acheter ce numéro

On ne change pas une équipe qui gagne. Après une campagne sans saveur, et une victoire sans éclat, c’est une coalition sans surprise, entre Alexis Tsipras et Panos Kamenos, qui attend les Grecs. Les deux hommes ont ceci en commun : cette victoire est leur victoire personnelle. Alexis Tsipras, comme Panos Kamenos, tous deux farouchement opposés à la politique d’austérité, avaient les médias et les instituts de sondage contre eux. Des instituts qui annonçaient, d’une part, « une bataille au coude-à-coude » entre les conservateurs et Syriza, et, d’autre part, l’exclusion du Parlement du parti souverainiste des Grecs indépendants (Anel) de Kamenos.
En fait, Anel a obtenu 10 sièges, et Syriza devance de 7,5 points les conservateurs.