Pascal Boniface : « Le soutien de Poutine à Bachar n’est pas éternel »
Pascal Boniface analyse les effets des attentats de Paris sur la crise syrienne et les mesures annoncées par la France.
dans l’hebdo N° 1379 Acheter ce numéro

© POUJOULAT/AFP
Au moment où François Hollande est à la recherche de sa « grande coalition » pour vaincre Daech, le politologue Pascal Boniface s’interroge sur les effets d’une stratégie militaire. Et analyse l’attitude de la Russie ainsi que la nature de son soutien au régime de Damas.
Il semble que les attentats parisiens aient inspiré à François Hollande un tournant stratégique sur la Syrie. Qu’en pensez-vous ?
Pascal Boniface : Ce n’est pas vraiment un tournant mais une évolution par rapport à la situation d’avant les attentats. La France dit à présent avec plus d’insistance que Daech est l’ennemi principal. Mais, ce qui n’a pas changé, c’est la position officielle de la France : ni Bachar ni Daech. Il n’y a donc pas d’alliance avec Bachar Al-Assad, comme certains le suggèrent et le souhaitent, ceux qui disent : « Il faut être réalistes et, pour vaincre Daech, il faut s’allier avec Bachar. » Là, ce qui a été décidé, c’est qu’il y a une priorité, qui est de vaincre Daech, parce que c’est Daech qui a frappé en France, pas Bachar.
Son père l’a fait [^2]…
En effet, mais Bachar a eu l’intelligence de ne pas le faire pour le moment, et donc la riposte est plutôt sur Daech. Mais ça ne remet pas en selle Al-Assad, et ça ne fait pas de lui un allié pour autant. Cela veut
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