« Carol », de Todd Haynes : L’amour et autres scandales

Dans Carol, Todd Haynes met en scène une passion entre deux femmes de conditions différentes, dans les États-Unis conformistes des années 1950.

Christophe Kantcheff  • 13 janvier 2016 abonné·es
« Carol », de Todd Haynes : L’amour et autres scandales
Carol , Todd Haynes, 1 h 58.
© Number 9 Films Limited

On a souvent associé le cinéma de Todd Haynes à celui de Douglas Sirk, parce que certains de ses films y font incontestablement écho ( Loin du paradis ), et parce que Haynes a une connaissance intime de l’auteur des Mirages de la vie. Toutefois, Todd Haynes ne singe pas Sirk. Il s’inspire d’un esprit et en emprunte certains traits, mais de biais. Comme le travail soigné sur les couleurs et les reconstitutions, même si on est loin, dans Carol, de l’exubérance sensuelle sirkienne.

Nous sommes dans le New York feutré des années 1950. Deux femmes sont attablées dans un café luxueux : une blonde, Carol Aird (Cate Blanchett), la quarantaine élégante, et une jeune

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Cinéma
Temps de lecture : 3 minutes