Syrie : Obama sommé d’être ferme

51 employés du Département d’État américain mettent en cause la politique non interventionniste de Barack Obama en Syrie.

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À quelques mois de l’élection présidentielle aux États-Unis, la critique est sévère. Dans un télégramme diplomatique, 51 employés du Département d’État américain mettent en cause la politique non interventionniste de Barack Obama en Syrie. Inquiets, voire agacés, du manque de résultats sur le terrain, ils enjoignent au président américain de bombarder le régime syrien, seule manière selon eux de contraindre Bachar Al-Assad à entamer des négociations de paix.

Malgré le caractère inédit du reproche, il y a peu de chance que celui-ci modifie la politique étrangère du président américain. Élu sur son engagement à retirer les troupes américaines en Irak et en Afghanistan, Obama s’est toujours montré peu enclin à s’engager dans un nouveau conflit au Moyen-Orient.

Une réticence dont profitent Damas et Moscou, qui ­multiplient les bombardements sur les opposants au régime, malgré le cessez-le-feu. Washington a ainsi accusé la Russie d’avoir frappé, le week-end dernier, des rebelles modérés anti-État islamique soutenus par la coalition internationale menée par les États-Unis. Une accusation démentie par Moscou, qui affirme agir « dans le cadre des procédures convenues ». Mais qui participe au double jeu mené par Bachar Al-Assad. Le 10 juin dernier, le régime syrien a bombardé Deraya, alors que le premier convoi humanitaire, qu’il avait lui-même autorisé, entrait dans cette ville, assiégée depuis 2012 par les forces gouvernementales.


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