IVG : La Pologne divisée

La majorité parlementaire semble bien partie pour voter une interdiction totale.

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La Pologne avait déjà la loi sur l’IVG la plus restrictive d’Europe, entraînant 100 000 à 150 000 avortements illégaux ou à l’étranger par an, selon les associations féministes, pour seulement 2 000 avortements légaux. Mais les trois exceptions autorisant une IVG (grossesse mettant la mère en danger, résultant de viol ou d’inceste, ou pathologie irréversible chez l’embryon) étaient encore de trop pour le collectif Stop Avortement. Celui-ci a récolté un demi-million de signatures lui permettant de déposer une proposition de loi, fortement soutenue par l’Église et le gouvernement ultra-conservateur. 

Malgré les 215 000 signatures réunies par les mouvements pro-choix – qui manifestent sans cesse ces derniers jours à Varsovie – pour déposer un projet de loi contraire, il semble que la majorité parlementaire catholique et réactionnaire soit bien partie pour voter une interdiction totale, avec (peut-être) pour seule exception le danger immédiat pour la mère. En outre, médecins et infirmières ayant pratiqué une IVG, ainsi que les patientes elles-mêmes, risqueront jusqu’à cinq ans de prison.


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