M. Chat en cage ?

Le graffeur Monsieur Chat risque trois mois de prison ferme pour une œuvre éphémère.

Cet article est en accès libre. Pour rester fidèle à ses valeurs, votre journal a fait le choix de ne pas se financer avec la publicité. C’est la seule garantie d’une information véritablement indépendante. Ce choix a un coût, aussi, pour contribuer et soutenir notre indépendance : achetez Politis, abonnez-vous.


Trois mois de prison ferme ! C’est la peine requise, le 15 septembre, par le procureur du tribunal correctionnel de Paris contre le graffeur Monsieur Chat, alias Thoma Vuille. Son méfait ? Avoir dessiné son allègre félin dans la gare du Nord, sur une cloison en plâtre destinée à être recouverte par un habillage de mobilier urbain. Une œuvre éphémère, donc, que le parquet qualifie de « dégradation » – ce qui pourtant suppose en droit que celle-ci soit permanente… Il faut noter que la SNCF n’est pas représentée dans cette affaire et n’a formulé aucune demande de dommages et intérêts.

À l’heure où le constat est fait des dégâts de la surpopulation carcérale, le parquet de Paris envisage d’envoyer un artiste en prison pour un « délit » inexistant. Verdict (un peu plus raisonnable, on l’espère) le 13 octobre.


Haut de page

Voir aussi

Articles récents

Campagne d’appel à dons

Appel à dons : Politis a besoin de vous !
Consultez la page dédiée à la campagne

YesYes se tient plus que jamais à votre service !

Souhaitez-vous recevoir les notifications de la rédaction de Politis ?

Ces notifications peuvent être facilement desactivées par la suite dans votre navigateur.