Dossier : La sécurité contre le sécuritaire

Sécurité : Comment font les autres ?

États-Unis, Belgique, Norvège : trois pays confrontés récemment au terrorisme, trois stratégies différentes, du Patriot Act américain au « plus d’amour » norvégien.

États-Unis

« Une Amérique crépusculaire, où les rêves ne sont que des leurres. Une société détraquée par la paranoïa et fascinée par le mythe de la sécurité absolue. » Caricature ? « Non. Mise en scène d’une prise de conscience », objecte l’auteur de Terre déchue (Robert Laffont), Patrick Flanery, Américain installé en Angleterre depuis quinze ans, lors d’une table ronde organisée le 11 septembre au festival America à Vincennes (94) sur le thème : « Faut-il avoir peur de l’Amérique ? »

Quinze ans jour pour jour après l’attentat qui a marqué l’entrée de la planète dans une nouvelle ère du terrorisme et du sécuritaire, le romancier témoignait du sursaut de citoyens épuisés par quatorze années de Patriot Act. Cette loi tentaculaire qui a octroyé des pouvoirs colossaux aux organismes de lutte contre le terrorisme au détriment du respect des droits a expiré le 31 mai 2015.

Edward Snowden est passé par là. En juin 2013, il a révélé que des données récoltées dans les conversations téléphoniques de millions -d’Américains avaient été stockées par les services de renseignements. Cette surveillance électro-nique massive a finalement été jugée illégale. L’opinion a été choquée et le Patriot Act a pris du plomb dans l’aile. Le 2 juin 2015, le Sénat américain a voté une nouvelle loi, le Freedom Act, présentée comme un Patriot Act expurgé des dérives pointées par Snowden.

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