Politis soutient l’Auberge des migrants

Pour chaque abonnement, 5 euros seront reversés à l’association.

Laurent Laborie  • 27 octobre 2016
Partager :
Politis soutient l’Auberge des migrants
© Jack Taylor/Getty Images/AFP

À l’issue du démantèlement du bidonville de Calais, il restera plus de deux mille migrants sur les différents sites du ­Calaisis, d’autres encore rejoindront la région dans les semaines qui viennent, dans l’espoir de traverser la Manche pour retrouver leur famille. La dispersion de Calais, si elle est annoncée comme « humanitaire », ne saurait en rien résoudre une situation globale. Mais l’opération détournera les regards, alors que la situation à venir s’annonce déjà bien plus inquiétante qu’elle ne l’est aujourd’hui.

Après s’être engagé au côté de la Cimade, du DAL et de la Ligue des droits de l’homme, ­Politis soutient aujourd’hui ­l’Auberge des migrants, une association très active auprès des réfugiés à Calais et à Grande-Synthe. Politis traite régulièrement de la question des réfugiés. Nos journalistes sont sur le terrain pour rendre compte d’une situation toujours plus alarmante, du travail des associations ou de l’engagement de centaines de citoyens. Politis vous invite aujourd’hui à participer. En vous abonnant, ou en abonnant un ami, vous permettrez au journal de reverser 5 euros à l’Auberge des migrants. Cet engagement solidaire contribuera à la poursuite et au renfort de l’action de l’association en faveur des réfugiés.

Le camp de Calais accueillait 350 réfugiés en janvier 2014, et jusqu’à 9 000 au moment de l’évacuation. Demain, ils seront de nouveau des milliers, et dans des conditions encore plus difficiles. En lien avec deux autres associations indépendantes et engagées, Utopia 56 et son homologue britannique Help Refugees, l’Auberge des migrants prépare et distribue des milliers de repas, elle collecte tentes et sacs de couchage, vêtements, produits d’hygiène, bois de chauffage et de cuisson. L’association a également participé à la construction d’abris, de cuisines et d’espaces de vie collectifs. Aujourd’hui, les besoins se multiplient alors que les aides publiques se réduisent. Le nombre de bénévoles a chuté en raison notamment de la destruction partielle du bidonville, laissant croire à une résolution de la situation, alors même que les différents conflits ne cessent de jeter sur les routes un nombre toujours plus important de réfugiés.

Créée en 2008, l’Auberge des migrants est une association reconnue d’utilité publique. Aujourd’hui, elle a un besoin impératif de matériel. Notamment pour louer ou acheter des fourgons afin d’assurer l’approvisionnement alimentaire, mais aussi pour effectuer le transport des équipes entre Calais et Grande-Synthe ou, parfois, aller récupérer des réfugiés égarés. En vous engageant dès maintenant auprès de l’Auberge des migrants, vous participerez à ce mouvement de solidarité et vous soutiendrez Politis dans la poursuite de son action de terrain, indispensable pour vous délivrer chaque semaine, en toute indépendance, un autre regard sur l’actualité.

Offrez un autre regard sur l’actualité, offrez Politis ! (ici) / cadeaupolitis.pdf

Société
Temps de lecture : 3 minutes
Soutenez Politis, faites un don.

Chaque jour, Politis donne une voix à celles et ceux qui ne l’ont pas, pour favoriser des prises de conscience politiques et le débat d’idées, par ses enquêtes, reportages et analyses. Parce que chez Politis, on pense que l’émancipation de chacun·e et la vitalité de notre démocratie dépendent (aussi) d’une information libre et indépendante.

Faire Un Don

Pour aller plus loin…

Comment l’extrême droite manipule la science pour justifier le racisme
Racisme 16 avril 2026 abonné·es

Comment l’extrême droite manipule la science pour justifier le racisme

Malgré le consensus biologique, l’extrême droite ravive le racisme des sciences biologiques du 19e siècle qui ont justifié esclavagisme et colonisation. Cette résurgence irrigue le débat public et donne au racisme l’apparat d’un discours académique pour mieux se légitimer.
Par Juliette Heinzlef
« Qu’est-ce qu’il dit l’orang-outan ? » : Frontières visé par une plainte pour ses commentaires racistes 
Exclusif 16 avril 2026

« Qu’est-ce qu’il dit l’orang-outan ? » : Frontières visé par une plainte pour ses commentaires racistes 

Visé par des dizaines de commentaires le comparant à un « singe » suite à une vidéo de Frontières sur Facebook, Bouna M. a porté plainte contre le site d’extrême droite pour provocation publique à la haine et contre les auteurs des injures.
Par Hugo Boursier
Comment la loi Yadan entend « légiférer la censure » des voix pro-palestiniennes  
Analyse 15 avril 2026 abonné·es

Comment la loi Yadan entend « légiférer la censure » des voix pro-palestiniennes  

La proposition de loi Yadan, débattue ce jeudi 16 avril, suscite de vives inquiétudes en raison de son caractère jugé liberticide et son contenu flou. Avocats, associations et artistes redoutent un recul de la liberté d’expression. 
Par Kamélia Ouaïssa
« Nous utiliserons tous les moyens parlementaires pour que la loi Yadan soit rejetée »
Entretien 15 avril 2026

« Nous utiliserons tous les moyens parlementaires pour que la loi Yadan soit rejetée »

La députée LFI Gabrielle Cathala, désignée cheffe de file contre la proposition de loi de Caroline Yadan, explique comment son groupe entend combattre le texte dans l’hémicycle.
Par Hugo Boursier