Trafic d’espèces sauvages : la dernière réunion mondiale n’a rien changé

Réunie en Afrique du sud, la Convention spécialisée n’a sauvé que le perroquet gris et le pangolin. Les trafiquants vont pouvoir continuer à gagner des milliards en vendant la biodiversité aux collectionneurs.

Claude-Marie Vadrot  • 5 octobre 2016 abonné·es
Trafic d’espèces sauvages : la dernière réunion mondiale n’a rien changé
© Photo: La commercialisation du perroquet gris du Gabon est désormais totalement interdite (Jürg Carstensen / DPA)

Il y a quelques jours, les douaniers de l’aéroport de Roissy ont découvert plusieurs colis contenant des cactus en provenance du Mexique. Les 360 végétaux à croissance très lente saisis par la douane figuraient tous sur la liste des espèces protégées et interdites de commercialisation. Certains, ont expliqué les spécialistes du Muséum national d’histoire naturelle, avaient plus de 200 ans. Tous sont en voie de disparition dans les zones désertiques mexicaines, en raison des trafics générés par les revendeurs et les collectionneurs. Les experts du Muséum (auxquels cette cargaison a été confiée) ont expliqué que la valeur de cette saisie était d’à peu près 100 000 euros.

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Écologie
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