Trafic d’espèces sauvages : la dernière réunion mondiale n’a rien changé

Réunie en Afrique du sud, la Convention spécialisée n’a sauvé que le perroquet gris et le pangolin. Les trafiquants vont pouvoir continuer à gagner des milliards en vendant la biodiversité aux collectionneurs.

Claude-Marie Vadrot  • 5 octobre 2016 abonné·es
Trafic d’espèces sauvages : la dernière réunion mondiale n’a rien changé
© Photo: La commercialisation du perroquet gris du Gabon est désormais totalement interdite (Jürg Carstensen / DPA)

Il y a quelques jours, les douaniers de l’aéroport de Roissy ont découvert plusieurs colis contenant des cactus en provenance du Mexique. Les 360 végétaux à croissance très lente saisis par la douane figuraient tous sur la liste des espèces protégées et interdites de commercialisation. Certains, ont expliqué les spécialistes du Muséum national d’histoire naturelle, avaient plus de 200 ans. Tous sont en voie de disparition dans les zones désertiques mexicaines, en raison des trafics générés par les revendeurs et les collectionneurs. Les experts du Muséum (auxquels cette cargaison a été confiée) ont expliqué que la valeur de cette saisie était d’à peu près 100 000 euros.

Trois semaines plus tôt,

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Écologie
Temps de lecture : 4 minutes

Pour aller plus loin…

La paysannerie mondiale résiste encore
Reportage 20 avril 2026 abonné·es

La paysannerie mondiale résiste encore

Depuis 1996, le 17 avril marque la journée internationale des luttes paysannes. Face à la libéralisation des échanges et à l’accaparement des terres, le mouvement altermondialiste La Via Campesina coordonne la résistance de 200 millions de paysans à travers le monde.
Par Alix Garcia et Louis Meurice
En Suisse, avec le berger qui défend les loups
Portrait 17 avril 2026 abonné·es

En Suisse, avec le berger qui défend les loups

Dans le Jura vaudois, Fabrice Monnet a passé une grande partie de l’hiver à patrouiller dans les montagnes avec son association pour empêcher l’abattage du grand prédateur. L’homme est devenu une figure militante, non sans agacer éleveurs et pouvoirs publics.
Par Louis Bolla
Marc-André Selosse : « S’occuper de la biodiversité est une preuve d’humanisme »
Entretien 15 avril 2026 abonné·es

Marc-André Selosse : « S’occuper de la biodiversité est une preuve d’humanisme »

Le professeur de microbiologie au Muséum national d’histoire naturelle plaide pour la reconnexion de notre société au vivant, et l’émergence d’alternatives agroécologiques pour protéger le monde agricole et les citoyens des ravages des pesticides. Dans De la biodiversité comme un humanisme, petit livre très accessible, il allie vulgarisation et la défense de la biodiversité.
Par Vanina Delmas
Inondations : réparer ou prévenir ?
Parti pris 25 février 2026

Inondations : réparer ou prévenir ?

Alors que l’extrême droite impose ses thèmes dans le débat public, des inondations historiques frappent la France dans une indifférence inquiétante. Ces catastrophes, loin d’être de simples aléas, révèlent nos choix politiques, nos renoncements et l’urgence de changer de modèle.
Par Pierre Jacquemain