Le verbe et la folie

Succès du Off du dernier Festival d’Avignon, On a fort mal dormi, d’après Patrick Declerck, est repris au Rond-Point. Une œuvre majeure sur les clochards de Paris.

Jean-Christophe Quenon a la trouille et il le dit. Sans détours. Il faut dire qu’il a de quoi. Il a même doublement de quoi : en tant que comédien sur le point de commencer un spectacle sur les sans-abri, et en tant que Patrick Declerck jeune, en pleine préparation de sa première immersion au sein du centre d’accueil de Nanterre. Peu à peu, Jean-Christophe Quenon s’effacera derrière son personnage de psychologue et ethnologue, fondateur de la première consultation d’écoute au sein de Médecins du monde. Mais pas entièrement.

Dans On a fort mal dormi, le metteur en scène Guillaume Barbot ne cherche jamais à faire oublier la distance qui sépare le théâtre du milieu décrit par Patrick Declerck dans Les Naufragés (2001) et Le sang nouveau est arrivé (2005). Il parvient d’autant mieux à faire entendre la singularité de ces deux textes et celle des « clochards » ou « fous de l’exclusion ». Ces êtres à qui « le monde est odieux. Non pas ceci ou cela dans le monde, mais le monde lui-même, le monde dans sa structure, le monde dans son être ».

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