Climat : Trump hésite entre plusieurs mauvaises décisions

Le retrait de l'accord de Paris serait le meilleur moyen pour le président américain de mettre fin à l'ère Obama vis-à-vis du monde et de ses électeurs.

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Donald Trump a déclaré samedi qu'il prendrait cette semaine la décision de mettre un terme ou pas à la participation des États-Unis à l’Accord de Paris sur le climat signé en décembre 2015. Il hésiterait encore entre plusieurs formules plus ou moins franches.

La première solution consisterait à soumettre rapidement le traité au vote du Sénat américain. Lequel est majoritairement opposé à toutes les actions visant à admettre que le dérèglement climatique existe. Il suffirait que le Président déclare qu’un tel engagement international doit obligatoirement être ratifié par les parlementaires. Une lettre ouverte signée par une trentaine de sénateurs dont le chef de leur majorité, Mitch McConnell pressant l’administration présidentielle de le faire, vient d’ailleurs d’être publié aux Etats Unis.

Retrait en douceur

La seconde solution serait, pour les États-Unis, de se retirer de tous les organismes qui participent aux financements et pourparlers qui permettent l’évolution des négociations. Ce qui reviendrait de facto à ne plus participer aux processus diplomatiques de la lutte climatique. Cette option permettrait d’aboutir au retrait effectif dans un délai d’un an.

Troisième hypothèse, Donald Trump pourrait annoncer un retrait pur et simple qui, selon les engagements pris en 2015, permettrait de faire durer le suspens jusqu’en 2020. Car d’après les textes signés, la ratification de cet accord ne peut être dénoncée que trois ans après son entrée en vigueur. Et celle-ci n'est intervenue que le 4 novembre 2016.

Laisser pourrir

Quatrième hypothèse : l’administration américaine pourrait « laisser pourrir » le traité et réduire au minimum la participation de la délégation américaine. En supprimant progressivement toutes les recherches et tous les financements liés à la lutte climatique. 

Au-delà de ces hypothèses, le Président estime, explique la presse américaine, que l’abandon brutal ou progressif de l’Accord de Paris serait le coup le plus significatif qu’il pourrait porter aux options de l’administration de Barack Obama. Aux yeux du monde et aux yeux de son électorat.


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