La (vraie) société civile répond à Emmanuel Macron

Face au pedigree des « experts » qui composent le gouvernement, associations, syndicats et collectifs s’étonnent voire s’inquiètent.

Ingrid Merckx  • 18 mai 2017 abonné·es
La (vraie) société civile répond à Emmanuel Macron
© Photos : Richard Ferrand, Agnès Buzyn et Jean-Michel Blanquer. Crédits : STEPHANE DE SAKUTIN / AFP et PHILIPPE LOPEZ / AFP

Il y a l’affichage réussi dans le nouveau gouvernement piloté par le Premier ministre Édouard Philippe : Nicolas Hulot à la « Transition écologique et solidaire », Françoise Nyssen à la « Culture ». Légitimité, pragmatisme… les intitulés comptent. Raison pour laquelle la société civile, la vraie, au sens de groupements de citoyens autonomes de l’État, s’étonne par exemple de la disparition d’un ministère dédié au logement au profit d’un ministère de la Cohésion des territoires. « Le logement, grand absent du nouveau gouvernement », déplore la Fondation Abbé Pierre (FAP). « Emmanuel Macron aurait-il déjà oublié les mal-logés ? », ajoute l’organisation en renvoyant au discours du candidat Macron lors de la présentation du 22e rapport sur le mal-logement. « La cause du logement a besoin d’un ministre à part entière. Cet oubli doit être réparé au plus vite », ajoute la FAP.

« Cit-gît le ministère du Logement », s’alarme aussi le collectif Droit au logement. « Macron a fait la peau au ministère du Logement, réclamée notamment par les milieux de l’immobilier. […] L’absence de secrétaire d’État au logement renforce cette inquiétude, et renvoie aux premières années du gouvernement Raffarin, où les politiques du logement, insignifiantes et au profit d’une politique du marché immobilier, étaient gérées par un membre du cabinet de Gilles de Robien, à la tête du ministère des Transports, de l’Équipement, du Logement, du Tourisme et de la Mer de 2002 à 2005. L’avenir des politiques d’hébergement se pose également et pourrait échoir au ministère des Solidarités et de la Santé », complète le collectif qui invite déjà à marcher vers le ministère de Richard Ferrand le 24 mai.

« Non négociable, Monsieur le recteur »

Du côté de l’Éducation, les esprits sont

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