Trump jette un froid
L’annonce par le Président de la sortie de l’Accord de Paris a suscité de vives critiques dans le pays, où la question climatique est malgré tout devenue un sujet de préoccupation.
dans l’hebdo N° 1457 Acheter ce numéro

A fin de remplir ma mission solennelle de protéger le peuple des États-Unis et ses citoyens, les États-Unis se retireront complètement de l’Accord de Paris. » Depuis plusieurs mois, on disait que Donald Trump « évoluait » sur sa promesse de campagne de quitter l’accord conclu en 2015 dans la capitale française. On disait que sa fille, Ivanka, « pro-Paris », était en train de le faire changer d’avis et que ses entretiens avec les leaders de plusieurs pays, dont la chancelière allemande Angela Merkel et le Président français Emmanuel Macron, ne pouvaient pas le laisser indifférent. Or, le 1er juin, derrière le pupitre présidentiel du Rose Garden, jardin de la Maison Blanche, le nouveau Président états-unien a mis un terme aux supputations. « J’ai été élu pour représenter les citoyens de Pittsburgh, pas de Paris », a-t-il lâché en référence aux ouvriers de la ville industrielle de Pennsylvanie, promettant de renégocier un « meilleur » pacte.
Plus d’une semaine après cette annonce fracassante, les remous se font encore sentir. Lundi 5 juin, l’ambassadeur états-unien en Chine par intérim, David Rank, diplomate depuis 1990, a annoncé sa démission en raison de la position du Président. Dirigeants politiques, associations, grands patrons, villes, États, université, experts : sitôt la