« Plan climat » de Nicolas Hulot : rendez-vous en terrain connu
Le ministre de la Transition écologique et solidaire a détaillé ce jeudi les 23 axes de son « plan climat ». Entre des mesures phares, telle la « neutralité carbone », ou de grands absents, comme la question nucléaire, le plan de Nicolas Hulot semble tenir sur un fil.

J ’ai l’impression d’être un funambule. Le seul moyen de ne pas tomber, c’est de regarder loin », explique Nicolas Hulot au tout début de sa conférence de presse. Ce jeudi, le ministre de la Transition écologique et solidaire a présenté un vaste « plan climat », qui comprend six grands thèmes et 23 axes « allant de l’international au quotidien des Français ». Ce plan reprend en grande partie les engagements de campagne d’Emmanuel Macron, très rapidement énumérés par le Premier ministre en toute fin de son discours de politique générale : la fin des nouveaux permis d'exploitation d'hydrocarbures, la convergence de la fiscalité essence et diesel avant 2022, la montée en puissance de la fiscalité sur les émissions de CO2 et la division par deux des déchets mis en décharge d'ici à 2025. Le ministre souhaite rendre l’accord de Paris sur le climat « irréversible », se disant « fier » que la France prenne « la direction inverse » de celle prise par les États-Unis.
Une « neutralité carbone » risquée, malgré une taxe ambitieuseLa grande priorité de Nicolas Hulot, c’est la taxe carbone mais il n'a donné que peu de détails sur les pourcentages. Selon Le Figaro, l'augmentation atteindrait 40 % du prix de la tonne de carbone en 2030, à 140 euros. Par ailleurs, le Premier ministre a fixé l'horizon 2050 pour arriver à une « neutralité carbone », c'est-à-dire pour que le niveau des émissions de gaz à effet de serre ne soit pas plus élevé que les émissions capturées par les forêts. Ce nouvel objectif constitue un rehaussement de l'ambition qui jusqu'ici était de diviser par quatre les émissions françaises entre 1990 et 2050, avec une baisse de 40 % en 2030.
Mais, selon Maxime Combes, spécialiste des politiques climatiques d’Attac France, cette focalisation sur la neutralité carbone comporte des risques : « On cherche juste un équilibre, c’est un objectif vague pour la population. On a besoin d’objectifs précis et chiffrés permettant d’établir une feuille de route cohérente avec l’objectif des 2 °C. » Selon ce spécialiste, cela «
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