Bagnolet va-t-elle remunicipaliser son eau ?
Une bataille cruciale est proche de l’épilogue, en région parisienne, dans le débat qui oppose les multinationales de l’eau aux défenseurs de la gestion publique.

Dans la bataille pour la remunicipalisation de la gestion de l’eau, la ville de Bagnolet semble à un point de bascule. Poussée par des collectifs d’usagers, la municipalité a adopté cet été un vœu en faveur de la gestion publique et sortirait ainsi du mode de gestion en délégation de service public (DSP) en cours depuis des années. Opérée par le Sedif (syndicat des eaux d’Île-de-France) avec comme délégataire, l’entreprise Veolia, cette gestion est de plus en plus décriée : surcoût, coupure d’eau, opacité financière…
Depuis la réforme territoriale, les communes et communautés d’agglo ont la capacité de renouveler cette compétence au Sedif ou de revenir à une régie publique comme la Ville de Paris.
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Jean-Claude Oliva, directeur de la coordination eau Île-de-France et élu EELV, revient pour Politis sur le combat mené à Bagnolet et les actions à venir.
Pourquoi avoir fait le choix d’un retour à une gestion publique de l’eau à Bagnolet ?
Jean-Claude Oliva : Le retour à ce mode de gestion est une