[POLITIS 30 ANS] 22 mars 1990 : la première mort du PS

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Le 22 mars 1990, Politis ironise sur le résultat du congrès de Rennes, que son rubricard, Jean-Michel Aphatie, a suivi. Les socialistes au pouvoir s’y sont déchirés comme jamais entre héritiers putatifs de François Mitterrand, avant que le congrès ne s’achève piteusement « sans ligne politique et sans direction ». « Entièrement dominé par des débats de procédure et par un affrontement sans merci [entre Lionel Jospin et Laurent Fabius] sur le partage des postes de direction, le débat politique a été pratiquement absent du Congrès », note Bernard Langlois. Dans son édito, il décèle toutefois derrière « le choc des ambitions personnelles » des questions importantes « sur la nature du parti, son mode de fonctionnement, son type d’organisation, et donc le type de discours et d’action qu’ils induisent ». Faute de les avoir posées aux militants, « le PS est mort », diagnostique-t-il, non sans préciser que le défunt est « le PS mitterrandiste, le PS d’Épinay ».

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