Goodbye, Philip Roth

L’écrivain Bertrand Leclair rend hommage au grand romancier américain disparu le 22 mai, en revenant sur ses œuvres d’avant la consécration.

La mort qui aura hanté l’œuvre de Philip Roth l’a donc emporté et les sortilèges du grand jeu romanesque qu’il a su mener à son paroxysme n’y auront rien changé. On peine à le croire aussi vulgairement vaincu ; il est vrai qu’on ne croyait déjà qu’à demi l’annonce publique, en 2012, d’une petite mort : sa décision d’arrêter d’écrire. Comment imaginer sérieusement Philip Roth prendre le risque de respirer sans écrire, quand les deux n’avaient jamais fait qu’un ? Né en 1933 dans le quartier juif de Newark…

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