Dossier : 10 bonnes nouvelles en Europe

Pologne : carton rouge aux nationalistes xénophobes

Le parti ultra-conservateur au pouvoir, Droit et Justice (PiS) de Jaroslaw Kaczynski, a été désavoué.

Cinquième pays de l’Union européenne par sa population, la Pologne est, ces dernières années, une habituée des dérives réactionnaires. Loi nationaliste sur l’histoire, bras de fer avec Bruxelles sur l’indépendance du système judiciaire, rhétorique anti-migrants, etc. Maître d’œuvre de cette politique, Jaroslaw Kaczynski, à la tête du parti ultraconservateur Droit et Justice (PiS), au pouvoir. Mais, le 21 octobre, les élections locales ont montré que les Polonais ne baissaient pas la garde : le PiS a été balayé ou est en ballottage très défavorable dans toutes les grandes villes, dont Varsovie, qui s’est donnée à l’opposition dès le premier tour. Ce scrutin contraste avec la réélection écrasante en avril de Viktor Orbán en ­Hongrie, qui, il est vrai, avait pris soin de museler les médias et de réécrire la loi électorale à son avantage.

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