CGT : Philippe Martinez fait son autocritique…

Dans une longue interview à Politis, le secrétaire général de la CGT s’exprime sur les difficultés du syndicalisme, le moment gilets jaunes ou encore son rapport à la France insoumise. Et révèle également son salaire.

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Le mouvement des gilets jaunes « est aussi le reflet de nos difficultés », concède Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, dans une longue interview à Politis. À quelques jours de la première mobilisation nationale appelée par le syndicat depuis le début du mouvement des gilets jaunes (mardi 5 février), il alerte notamment sur le risque d’institutionnalisation du syndicalisme. « Notre constat était juste [depuis 2016, sur ce sujet] et nous n’avons pas encore opéré les équilibres nécessaires », estime le leader syndical.

Critiquée sur sa droite pour son « isolement », accusé au contraire de mollesse par une partie de sa base, Philippe Martinez révèle que des discussions avec Force ouvrière et la CFDT étaient proches d’aboutir, mi-janvier, sur un appel commun en cours de rédaction. « Au dernier moment, ça n’a pas pu se faire, mais je ne peux pas vous dire pourquoi, car je ne le sais pas ! », lâche le numéro 1 de la CGT, qui se dit attaché à l’unité syndicale, « parce qu’elle est réclamée » :

Je ne comprends pas qu’au niveau des organisations syndicales, au regard de la situation exceptionnelle dans le pays, nous n’arrivions pas à mettre de côté ce qui nous oppose pour nous rassembler.

Il s’exprime également sur les violences émaillant les rassemblements de gilets jaunes, pour dénoncer notamment « la désorganisation » des forces de l’ordre ayant entraîné des dérapages « inadmissibles » de la répression. Et s’inquiète d’« une colère qui se généralise » :

Les gens en ont marre de faire des manifs de Bastille à République pour qu’en face les dirigeants rigolent. Il faut une réponse politique d’urgence.

Au regard des relations parfois tendues qu’il entretient avec Jean-Luc Mélenchon, le leader de la CGT fait vœu « d’indépendance ». Il dévoile également son salaire pour tordre le cou aux « mauvais procès » sur le train de vie des dirigeants syndicaux.

À lire en intégralité >> Philippe Martinez : « Nous devons réfléchir autrement »


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