« Avant j’étais une écolo tranquille, aujourd’hui je flippe »
Inspirés par Gandhi, Act Up ou Keny Arkana, de plus en plus de jeunes décident de se former à la désobéissance civile.
dans l’hebdo N° 1549 Acheter ce numéro

Le point commun entre faucher des plants de maïs OGM et lancer des poches de sang sur des laboratoires ? La désobéissance civile. Ils sont une cinquantaine à être venus le 10 avril suivre la formation dispensée par Greenpeace, Alternatiba et ANV-COP 21 à Paris en vue de l’action programmée le 19 avril : « Bloquons la République des pollueurs ». Assis en rangs dans une salle aux murs verts, les aspirants désobéissants prennent des notes avec application. « On a un peu plus de 1 000 inscrits pour l’action du 19, se félicite Nicolas, d’ANV-COP21. Depuis la démission de Nicolas Hulot, fin août, on forme à la pelle à la désobéissance civile. Il y a toujours quarante à cinquante personnes par session. »
La sociologue Sylvie Ollitrault (1),confirme cet engouement : « Il y a une multiplication de groupes qui revendiquent le recours à la désobéissance civile, surtout chez les moins de 30 ans. Cette tendance se répand très vite avec les réseaux sociaux. » En France, selon elle, l’écologie est à la source de cette pratique avec la lutte du Larzac, lancée en 1971 contre l’extension d’un camp