Le piège du pouvoir d’achat

L’augmentation du « niveau de vie » est l’autre nom de l’augmentation de la contrainte dans les choix de consommation.

Pour répondre à la crise sociale, le gouvernement se targue d’une hausse du pouvoir d’achat de 2 % en 2019 et espère ainsi éteindre toute contestation sociale. Mais la crise sociale actuelle, dont les gilets jaunes ne constituent qu’une partie, dépasse la question du pouvoir d’achat. Celui-ci n’est que la mesure d’une capacité à consommer des valeurs économiques offertes dans le capitalisme. Mais quelles sont ces valeurs économiques ? À quoi servent-elles ? Qui les choisit ? La liberté du consommateur est une mystification, les grandes entreprises tentent, pour faire du profit, de « contrôler et à terme contraindre des populations à modifier radicalement leurs habitudes quotidiennes, notamment en restreignant leurs choix et leurs libertés (1) ». Non, les grandes entreprises ne développent pas de nouveaux biens et services pour répondre aux attentes des consommateurs, elles développent des dispositifs afin de les rendre captifs.

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