CFDT : Des moutons noirs font condamner Berger

Un jugement de la cour d’appel de Paris du 16 janvier condamne la confédération de Laurent Berger pour abus de pouvoir envers d’anciens militants de la CFDT.

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Tout le monde a vu et entendu Laurent Berger s’étrangler d’indignation suite à l’intrusion de militants hostiles au projet de retraite par points dans les locaux du siège de la CFDT, à Belleville. Les médias toujours bienveillants à l’endroit du « syndicat réformiste » ont curieusement tu un jugement de la cour d’appel de Paris du 16 janvier qui condamne la confédération du même Laurent Berger pour abus de pouvoir envers d’anciens militants de la CFDT.

L’affaire, d’une grande violence interne, remonte aux premiers jours de l’année 2015. À la demande du Premier ministre Manuel Valls, nous certifie une syndicaliste qui fait état d’un rendez-vous en décembre 2014 à Matignon, le bureau national de la CFDT décide brutalement et autoritairement la mise sous tutelle du SCID. Le Syndicat du commerce indépendant et démocratique, affilié à la centrale de Laurent Berger, développe, contre les positions de cette dernière, une opposition frontale à l’ouverture des commerces le dimanche qu’un projet de loi d’Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie, va faciliter.

L’équipe de Laurent Berger veut mater ces moutons noirs. « Nos locaux ont été vandalisés par la CFDT, nos documents confisqués, nos comptes bancaires accaparés, notre site Internet fermé… », raconte le SCID, qui vient d’obtenir gain de cause devant la cour d’appel de Paris. Cette dernière a condamné la CFDT au motif qu’« en plaçant le syndicat SCID sous administration provisoire, [elle] a outrepassé ses pouvoirs ». Elle lui enjoint aussi de rendre au SCID tous les documents qu’elle lui a volés, sous peine d’astreintes. Le SCID, qui demande officiellement la démission de Laurent Berger, a également attaqué le Crédit coopératif pour avoir donné ses comptes à un tiers, sans décision de justice. Il est en attente d’une décision de justice sur cet aspect du dossier.


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