Bien-être animal, aller plus loin que la com’

Alors que s’ouvre le Salon de l’agriculture, le plan du ministre apparaît très frileux. Au Sénat, Esther Benbassa propose une loi ambitieuse pour organiser la transition vers un élevage éthique.

Vanina Delmas  • 19 février 2020 abonné·es
Bien-être animal, aller plus loin que la com’
© Une action, en octobre 2018 à Toulouse, de L214, association qui a largement contribué à la prise de conscience.Alain Pitton/NurPhoto/AFP

Promis depuis le mois d’octobre 2019, le « plan gouvernemental pour la protection et l’amélioration du bien-être animal » a finalement fait son apparition fin janvier, annoncé par un ministre de l’Agriculture assez fier de ses quinze mesures, labellisées « priorités du gouvernement ». Ce que tout le monde en a retenu ? L’interdiction de la castration à vif des porcelets et du broyage des poussins en 2021. Des objectifs salutaires certes, mais les associations attendaient plus de cadres réglementaires, plus d’ambitions. Pour Brigitte Gothière, cofondatrice de L214, association qui a largement contribué à la prise de conscience sur la maltraitance animale grâce à ses vidéos, il n’y a rien de bien nouveau : « Même si le ministre pouvait sembler avoir pris la mesure des attentes, il ne s’attaque pas aux problèmes de fond, notamment au modèle agricole intensif et aux conditions d’abattage. Une situation qui perdurera tant que les conditions d’élevage et d’abattage resteront dans le périmètre du ministère de l’Agriculture. » Le plan de Didier Guillaume laisse même sceptiques les corapporteuses du Conseil économique, social et environnemental (CESE), qui ont rendu en novembre un avis sur « les enjeux relatifs aux conditions d’élevage, de transport et d’abattage en matière de bien-être animal ».

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Écologie
Temps de lecture : 7 minutes

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