« Qui aurait pu prédire ? » : parmi toutes les mesures écocides de Macron, en voici six majeures
Le chef de l’État défend un « gros travail » contre le réchauffement climatique : il a plutôt été un artisan méthodique du désastre écologique en cours.

© Ludovic MARIN / AFP
16 avril 2022, entre-deux tours de l’élection présidentielle. À Marseille, Emmanuel Macron, président sortant, promet : « La politique que je mènerai dans les cinq ans à venir sera donc écologique ou ne sera pas. » Quatre ans plus tard, le chef de l’État a bel et bien mené une politique. Mais celle-ci a préféré bétonner, raser, tuer, économiser. Des mesures balayant tous les impératifs écologiques de notre époque. Parmi elles, six qui auraient pu engager une réelle politique écologique et de justice sociale mais qui ont été dénaturées, voire instrumentalisées au profit de la communication politique.
Un Fonds vert qui fond…Il y a un mois, la France subissait une première vague de chaleur particulièrement intense et précoce. Quelques jours plus tard, le Premier ministre Sébastien Lecornu annonçait des coupes budgétaires pour faire face aux impacts de la guerre au Moyen-Orient. Parmi les cibles, le Fonds vert, créé en 2023 pour soutenir les collectivités territoriales dans leurs investissements au service de la transition écologique.
Ce fonds d’accélération de la transition écologique dans les territoires était pourtant présenté en 2025 comme un outil majeur du troisième Plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC), censé préparer une France à + 4 °C en 2100. Plus de 25 000 projets ont pu être menés en trois ans mais son budget a fondu au fil des années. Il est passé de 2,5 milliards d’euros en 2024 à 1,15 milliard en 2025 puis à 837 millions d'euros dans le projet de loi de finances 2026.
En comparaison, le rapport Pisani-Mahfouz sur les incidences économiques de l’action pour le climat publié en 2023 estimait que la France devrait dédier à la transition écologique 66 milliards d’euros nets en moyenne par an, entre 2023 et 2030.
L’autoroute du soleilUne raison impérative d’intérêt public majeur. C’est sous ce doux vocabulaire que se nichent les motivations de l’autoroute A69, cette voie à grande vitesse qui va balafrer la biodiversité entre Toulouse et Castres. Une contradiction langagière aux conséquences graves puisqu’une telle absurdité environnementale produira des effets délétères sur le réchauffement climatique.
Pourtant, le Conseil d’État a confirmé, lundi 29 juin, l’autorisation de cette autoroute qui nourrit depuis 2023 de vives contestations. Et pour cause, l’A69 va détruire des zones humides, liquider des arbres et assécher les nappes phréatiques. En France, le transport est le premier secteur
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