Grand Paris : Quand les gaullistes ont fait table rase

Nous vivons l’héritage d’une réforme territoriale qui, en 1964, a désolidarisé Paris de sa proche banlieue.

Le Grand Paris a existé. Certes pas sous le nom qu’on lui donne, mais la pratique institutionnelle du département de la Seine, créé en 1790, a été sous les IIIe et IVe Républiques, et jusqu’à la réforme territoriale de 1964, celle d’une ville capitale solidaire des communes qui l’entourent. Son conseil général, constitué d’élus d’arrondissement de la ville de Paris et de conseillers généraux élus dans les cantons regroupant les municipalités de proche banlieue, fonctionnait alors comme un conseil métropolitain impulsant des politiques pensées à l’échelle de la métropole, notamment en matière de santé publique ou de logement.

La nécessité d’organiser la gestion de services publics ou d’activités débordant les limites territoriales des communes apparaît à la fin du XIXe siècle : la loi du 22 mars 1890 offre une base juridique à la création de syndicats de communes. De grandes intercommunalités techniques se forment ainsi en région parisienne pour assurer la distribution de l’eau, de l’électricité, du gaz, les services de pompes funèbres…

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