Sur les traces de Lizzy Mercier Descloux

Notre voyage autour de nos chambres #29 vous propose de découvrir l’histoire d’une musicienne française méconnue, Lizzy Mercier Descloux, au cœur d’un récit touchant signé Simon Clair. Un parcours surprenant entre Paris, New York et Soweto.

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Paris, quartier des Halles, au début des années 1970. Lizzy Mercier Descloux est étudiante aux Beaux-arts. Elle court les magasins de disques, inspire les leaders des groupes qui répètent dans leur cave, s’amuse des rivalités entre punk, teddy boys et Hell’s Angels et écrit ses premiers textes pour un fanzine. Le quartier regarde vers l’Amérique et le journal évoque Iggy Pop et Lou Reed.

New York d’abord

New York. Lizzy s’installe sur Lafayette Street et devient une habituée de l’emblématique CBGB où se produisent les Ramones et Blondie. Elle croise Chris Parker, Richard Edson et John Lurie, trois figures du cinéma de Jim Jarmusch, Patti Smith et tant d’autres. Plus tard, lorsque la fièvre disco fait rage, elle se moque des frontières. Ses soirées commencent à Harlem pour un concert de Millie Jackson, se poursuivent downtown au Mudd Club, et finissent dans les boîtes à la mode, Xanadu, Studio 54. Dans sa musique, elle joue de la guitare, dit des poèmes, Lizzy Mercier Descloux mêle toutes ces influences.

Après New York, viendront les Bahamas, l’Afrique du Sud et le Brésil. Dans ces différents pays, la jeune femme s’imprègne de la scène locale, la retranscrit dans ses intentions artistiques et grave des disques inégaux mais toujours sincères et inattendus.

Une vie romanesque

Récit de voyages, le livre de Simon Clair Lizzy Mercier Descloux, Une éclipse, suit la musicienne dans ses pérégrinations jusqu’à son décès prématuré en 2004, à 47 ans. Le texte est bref mais ses descriptions sont denses et les thèmes abordés d’une grande richesse. Simon Clair fait preuve d’un rare sens des lieux, loin des clichés qui circulent sur les villes qu’il parcourt, le New York des années 1970 et 1980 en particulier. Il tire les fils de l’énigme « Lizzy » et fait de sa vie romanesque une entrée décalée mais fascinante dans l’histoire de la musique populaire. Le livre pose en filigrane des questions complexes, celles des relations entre scène et studio, des liens entre vie artistique et marché, des appropriations culturelles. Pour chacune, il apporte des pistes d’analyses subtiles et pousse le lecteur à la réflexion. Un texte profond et attachant.

OFFRE SPÉCIALE CONFINEMENT : Playlist Society offre Lizzy Mercier Descloux, Une éclipse, en format électronique, aux lecteurs de Politis. Pour le découvrir, il vous suffit d’envoyer un courriel à contact@playlistsociety.fr

Simon Clair, Lizzy Mercier Descloux, Une éclipse, Playlist Society, 159 pages.

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