Dossier : Les luttes essentielles déconfinées

Numérique : Une portée de Chatons contre les gros Gafam

Le confinement a fait apparaître avec clarté notre dépendance aux géants du numérique. Mais des services associatifs et locaux offrent une alternative.

Ouvrir des fenêtres peut nous enfermer. Une réunion en visioconférence sur Zoom, quelques échanges professionnels sur Whastapp, une centaine de messages perso sur Messenger, un texte partagé (pad) ouvert sur Google drive et, enfin, un petit apéro vidéo. Pour garder un lien avec ses proches ou continuer de travailler depuis chez soi, le confinement a rendu plus visible la domination des géants du numérique. Tenter de se décloisonner n’a jamais rendu aussi captif. Le Collectif des hébergeurs alternatifs, transparents, ouverts, neutres et solidaires – ou Chatons – propose quant à lui des alternatives libres.

Impulsée en 2016 par l’association d’éducation populaire Framasoft, l’initiative regroupe désormais plus de 70 structures. Ouvrir une boîte email, organiser des visioconférences, transmettre des fichiers ou communiquer peut se faire sans collecte ni centralisation des données personnelles. Mais ce n’est pas tout.

Pour Pierre-Yves Gosset, directeur général de Framasoft, esquiver la prédation de nos données ne suffit pas. « Vous pouvez arrêter de vous servir de Google et utiliser des logiciels libres mais conserver les habitudes d’un simple consommateur. Nous voulons faire prendre conscience des enjeux et des risques liés au numérique », explique ce libriste chevronné. Ainsi, les Chatons relocalisent les services numériques. Un outil de travail n’a plus seulement une adresse sur la toile, mais aussi sur une carte.

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