États-Unis : Trump en force à la Cour suprême

Le président, en campagne pour sa réélection, a annoncé vouloir remplacer la juge progressiste décédé le 18 septembre dès la fin de la semaine.

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C’est peu de dire que la disparition de la juge progressiste de la Cour suprême nommée en 1993 par Bill Clinton, Ruth Bader Ginsburg (RBG), enflamme – encore un peu plus – la campagne présidentielle outre-Atlantique. Figure de la lutte en faveur des droits des femmes et de l’égalité ethnique, des genres et des familles, cette magistrate, doyenne de la plus haute juridiction des États-Unis, est décédée le 18 septembre, à l’âge de 87 ans, soit à peine un mois et demi avant la présidentielle, le 3 novembre. Jusqu’ici, jamais un·e juge à la Cour suprême, nommé·e à vie par le président après approbation du Sénat, n’a été désigné·e dans l’année précédant ce scrutin. Barack Obama avait ainsi refusé de remplacer en 2016 un magistrat décédé. Déjà en fonction à l’époque, le leader républicain du Sénat, Mitch McConnell, avait alors approuvé des deux mains cette décision, très fair-play. Du coup, Donald Trump, une fois élu, a pu nommer un nouveau juge, bien connu pour ses convictions conservatrices.

Or, le même Mitch McConnell, que les contradictions n’étouffent pas, a, cette fois, enjoint Trump de se presser de désigner une successeure à RBG, lui assurant le vote du Sénat. Le très vulgaire président, en campagne pour sa réélection, a annoncé vouloir proposer un nom dès la fin de la semaineLe très vulgaire président, en campagne pour sa réélection, a annoncé vouloir proposer un nom dès la fin de la semaine, le 26 septembre. Deux sénateurs républicains ont déjà déclaré ne pas vouloir suivre McConnell, mais il en faudrait deux autres pour déjouer la manœuvre. L’enjeu est énorme pour la droite états-unienne : une Cour suprême majoritairement conservatrice pourrait renverser quantité d’avancées, notamment le droit à l’avortement, les droits civiques et LGBT, etc.


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