« Nickel Boys », de Colson Whitehead : L’impossible oubli

Nickel Boys, de Colson Whitehead, est un texte fort sur la mémoire de la ségrégation aux États-Unis et une réflexion fine sur les rapports entre histoire et littérature.

En 2003, en ouverture de son livre Le Colosse de New York, l’écrivain américain Colson Whitehead publiait un très beau texte intitulé City Limits. S’adressant à son lecteur new-yorkais, Whitehead y évoquait les processus d’appropriation de l’espace qui caractérisent les habitants de cette métropole. Vous êtes new-yorkais, expliquait-il, si, derrière la vitrine de l’agence de voyages de votre quartier, vous imaginez toujours celle de la -pizzeria qui autrefois y était installée. L’identification à la ville se fait par la mémoire, par un rapport incessant au passé qui forge votre être et votre expérience. Contrairement aux clichés sur une ville en perpétuel mouvement, l’attachement à New York s’accomplit par le souvenir et l’histoire.

Ces thèmes de la mémoire et du passé sont souvent présents dans l’œuvre de Whitehead, auteur éclectique qui s’imprègne pour chaque sujet qu’il traite des styles ou genres littéraires qui lui semblent capables de le porter. Il a neuf ouvrages à son actif qui vont du récit autobiographique au livre peuplé de zombies en passant par un essai sur le poker.

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